Dordjé Shougdèn

Le Bouddha de la Sagesse, protecteur de la tradition de Djé Tsongkhapa

Chronologie et historique

 

Ce qui suit est extrait du site internet The Dorje Shugden Devotee's Charitable and Religious Society en Inde. Dans ce site, on y trouve des documents et des témoignages sur des choses qui ont été faites et qui continuent d'être faites par le Dalaï Lama et son gouvernement en exil pour fixer et imposer l'interdiction illégale qui oblige des milliers de gens à renoncer à leur religion. L'alternative, devenir un exclu de sa propre communauté en exil, est une double tragédie. L'intégralité du site se trouve sur :
http://www.sumatiarya.nl/voiceofDorjeShugden.html

 

Ces bouddhistes tibétains attirent notre attention sur le fait que :

 

"Cette interdiction à l'encontre de la foi est choquante car le bouddhisme est une religion tolérante, pas un dogme ni une force. Aucune autorité politique laïque ou religieuse n'a le droit de modifier le contenu d'une doctrine. Les différences d'opinion sont résolues avec des arguments logiques au cours de débats publics et sur présentation de documents qui sont laissés au jugement et à l'analyse des érudits. Il est inimaginable d'utiliser le pouvoir politique pour imposer des opinions religieuses. Les événements de 1996 ont provoqué de profondes divisions ainsi que des conflits et de la méfiance, ceci à tous les niveaux de la société tibétaine : au sein des familles, des monastères et des écoles."

 

1) L'association caritative et religieuse dévouée à Dordjé Shougdèn
2) Chronologie des événements qui ont conduit à l'interdiction et à la clameur de manque de liberté religieuse
3) S. S. le Dalaï Lama "interdit" une déité
4) Violence, destruction et mort
5) Manipulation de l'opinion publique
6) Un conflit avec une solution

 

L'association caritative et religieuse dévouée à Dordjé Shougdèn

 

L'association caritative et religieuse dévouée à Dordjé Shougdèn fut fondée en avril 1996. Son objectif est de rétablir la liberté religieuse et les droits de l'homme à ceux qui pratiquent et s'en remettent à Dordjé Shougdèn partout dans le monde.

 

Chronologie des événements qui ont conduit à l'interdiction et à la clameur de manque de liberté religieuse

 

Cet article retrace les événements depuis 1970 qui ont conduit à la pire des dissensions éprouvées par la communauté tibétaine depuis des siècles. Durant les douze dernières années, nous avons souhaité "l'expiration" de ce conflit. Du fait qu'il n'a aucune justification historique et est en complète contradiction avec la vue bouddhiste et une bonne façon de vivre, nous, en tant que tibétains, sommes très gênés de présenter à un large public un tel point faible de la société tibétaine. C'est pour cette raison aussi que nous n'avons pas publié de page Internet jusqu'à présent. Malheureusement la situation est devenue tellement mauvaise que nous cherchons maintenant désespérément l'aide de toutes les personnes honnêtes, impartiales et bienveillantes de ce monde.

S.S. le Dalaï Lama "interdit" une déité

En mars 1996, S.S. le Dalaï Lama a annoncé l'interdiction de la pratique de Dordjé Shougdèn, déclarant que cette pratique constituait "une menace pour sa vie et la cause du Tibet." Le gouvernement en exil commença alors à mettre en application cette interdiction. Des maisons furent fouillées et une campagne de signatures fut mise en place. Les gens furent obligés de signer leur nom, d'accepter d'abandonner désormais toute pratique de cette déité. Ceux qui refusaient de signer étaient ouvertement déclarés ennemis de la cause du Tibet et considérés comme mettant en danger la vie du Dalaï Lama. Les conséquences furent terribles pour ceux qui maintinrent leur conviction : les employés du gouvernement en exil furent licenciés et l'accès aux écoles fut refusé aux enfants des parents intransigeants. Même la constitution du gouvernement en exil fut adaptée au changement de ligne de conduite. "Le président du tribunal de la Commission Judiciaire… ne doit pas être un pratiquant de Gyalchèn Shougdèn…"

Dordjé Shougdèn est une des nombreuses déités bouddhistes vénérées en tant que protecteur des enseignements de Bouddha. Il est pratiqué par un grand nombre des plus vénérables maîtres des traditions Guéloug et Sakya du bouddhiste tibétain aussi bien que par des monastères, des familles et des régions tout entières. S.S. le Dalaï Lama a lui-même une connexion étroite avec cette déité. Son propre enseignant, Sa Sainteté Tridjang Rinpotché, un des maîtres bouddhistes les plus vénérés de ces temps modernes, pratiquait Dordjé Shougdèn. De plus, des départements entiers dans les monastères de Sera et Gandèn aussi bien que la plupart des familles dans plusieurs régions du Tibet (comme Chatring, Chamdo, etc.) vénère cette déité depuis des siècles. Cette interdiction contre la foi est choquante car le bouddhisme est une religion tolérante, pas un dogme ni une force. Aucune autorité politique laïque ou religieuse n'a le droit de modifier le contenu d'une doctrine. Les différences d'opinion sont résolues avec des arguments logiques au cours de débats publics et sur présentation de documents qui sont laissés au jugement et à l'analyse des érudits. Il est inimaginable d'utiliser le pouvoir politique pour imposer des opinions religieuses.

Les événements de 1996 ont provoqué de profondes divisions ainsi que des conflits et de la méfiance, ceci à tous les niveaux de la société tibétaine : au sein des familles, des monastères et des écoles.
Les Tibétains sensés ne croient pas que la liberté du Tibet puisse être donnée par les dieux ni qu'elle puisse être retirée par n'importe quel démon. Cependant, quand Sa Sainteté commença à répéter publiquement en 1996 la même diffamation sur la déité Dordjé Shougdèn avec ces mots durs "si vous voulez que je sois condamné et que vous n'avez rien à faire de la liberté des Tibétains, alors continuez à pratiquer cet esprit malfaisant", cela a eu un autre impact sur le peuple tibétain.

Violence, destruction et mort

Rien ne déclenche plus violemment les passions chez les Tibétains que la pensée que la vie de Sa Sainteté puisse être en danger. S.S. le Dalaï Lama, en donnant délibérément cette raison pour justifier l'interdiction de Dordjé Shougdèn, a provoqué en quelques semaines de violentes discordes, des bagarres et la destruction d'images saintes. Les plaidoyers répétés d'individus concernés furent ignorés par le bureau de S.S. le Dalaï Lama.

Manipulation de l'opinion publique

Au départ, la presse indienne réagit en critiquant les nouveaux développements de la société tibétaine. Des occidentaux inquiets se demandèrent comment les actions du gouvernement en exil pouvaient être compatibles avec la liberté religieuse et la démocratie. Très vite le gouvernement en exil mit en place une vaste campagne pour façonner l'opinion publique. Ceux qui étaient particulièrement visés étaient les groupes qui soutiennent le Tibet, les centres bouddhistes et les médias occidentaux. Les forces de police indiennes furent elles aussi terriblement mal informés.

Rapidement les Occidentaux demandèrent en quoi principalement "la pratique de la déité constituait un danger pour la vie du Dalaï Lama et la cause du Tibet" Comment la pratique d'une déité pouvait-elle mettre en danger le Dalaï Lama ? Quelle était la cause du Tibet ? Etait-ce un problème politique ou religieux ?

De nouvelles justifications furent créées qui semblèrent plus crédibles aux oreilles des occidentaux. Dordjé Shougdèn fut décrit comme un esprit malfaisant qui détruit l'harmonie des traditions bouddhistes du Tibet et l'interdiction de sa pratique fut déclarée comme étant un moyen d'"empêcher le profond et philosophique bouddhisme tibétain de dégénérer en le culte d'un esprit". Ainsi, le grand nombre de Tibétains qui traditionnellement adhèrent à Dordjé Shougdèn furent déclarés être une petite minorité et une secte démoniaque. A la grande surprise de nombreuses personnes bien informées, le premier (qui a par la suite rendu ses robes) moine bouddhiste américain, qui occupe le prestigieux poste de professeur à l'université de Columbia, osa même qualifier de "Taliban" les pratiquants de Dordjé Shougdèn dans le magazine Time.
Les justifications de l'interdiction, telles qu'elles sont données par Sa Sainteté en Occident, semblent raisonnables au premier abord. Pourtant, ce ne sont purement et simplement que des "justifications fabriquées", dépourvues de toute véracité :

Comparée à de nombreux autres groupes religieux et écoles, l'harmonie entre les quatre traditions du bouddhisme tibétain est remarquablement bonne. Par exemple, après leur fuite du Tibet, 1500 moines venus des quatre traditions vécurent ensemble en Inde dans un endroit appelé Buxaduar. Ils vécurent en grande harmonie, comme dans une famille – et, chose à noter : la plupart des moines Guéloug et Sakya de là-bas étaient des pratiquants de Dordjé Shougdèn. Il n'y a pas de conflits entre les traditions ni de différends d'aucune sorte. Les différends sont essentiellement à l'intérieur d'une tradition, tels que les problèmes dus aux réincarnations, comme les deux Karmapas, ce qui a conduit à une division au sein du Karma-Kagyu. Le problème actuel autour de la déité créé par le gouvernement en exil est un différend au sein de la tradition Géloug.

La deuxième raison invoquée par Sa Sainteté, implique l'objectif de réformer le bouddhisme tibétain en réduisant la multitude de déités. Toutefois, la réalité est que l'ensemble des quatre écoles du bouddhisme tibétain reconnaît des milliers de déités, parmi lesquelles des centaines sont des déités protectrices. Certaines de ces déités trouvent leur origine en Inde, d'autres au Tibet, et parmi elles, certaines datent d'avant le bouddhisme, d'autres sont d'origine bouddhiste. Aucun des lamas tibétains, Sa Sainteté inclus, n'a intérêt à supprimer même une seule de ces déités. C'est particulièrement le cas pour les monastères étroitement liés avec Sa Sainteté, comme le monastère de Namgyal et celui de Néchung, où plus de déités protectrices sont pratiquées que dans n'importe quelle autre communauté, et la ferveur de la pratique de leur déité est plus forte que jamais, de même un certain nombre de nouvelles prières à ces déités ont été récemment composées par Sa Sainteté lui-même. Au moins quatre oracles sont consultés régulièrement par Sa Sainteté et le gouvernement en exil à des fins diverses. Une telle confiance en ces oracles n'était pas courante, même dans le Tibet ancien. Par conséquent, cette interdiction n'a rien à voir avec le fait de réformer le bouddhisme tibétain, mais plutôt avec la défaveur personnelle envers Dordjé Shougdèn.

La renommée et le respect de S.S. le Dalaï Lama semblaient suffisants pour qu'il soit facile pour le gouvernement en exil de répandre de fausses déclarations. Si l'on cherche la vérité sur l'histoire de Dordjé Shougdèn, celle-ci peut être trouvée dans les nombreux écrits des grands maîtres tibétains Sakya et Guéloug des 300 dernières années.

Toutefois, il semble que la politique du gouvernement en exil soit de souligner les points qui causent la division, au lieu de faire ressortir les points qui permettraient la réconciliation.

Dordjé Shougdèn n'a ni rang ni position contrairement aux déités de l'état, et il n'a jamais eu d'influence de ce type sur n'importe quelle communauté. Par conséquent, Dordjé Shougdèn a toujours été et demeure un protecteur pur du dharma auquel de nombreux grands maîtres et leurs disciples s'en remettent.

Mis à part quelques références mal interprétées, il n'y a pas un seul argument valable pour disqualifier la pratique de ce grand protecteur du dharma. D'autre part, les sources authentiques et claires affirmant les qualités extraordinaires de cette déité sont abondantes parmi les écrits indiscutables d'anciens et récents maîtres Sakya et Geloug.

Un conflit avec une solution

S.S. le Dalaï Lama a tendance à faire remonter le problème de Dordjé Shougdèn au 5ème Dalaï Lama. C'est un fait historique établi que, quelles que soient les circonstances négatives qui ont eu lieu à ce moment-là, elles ont été résolues de manière salutaire par S.S. le 5ème Dalaï Lama qui a reconnu Dordjé Shougdèn en tant que puissant protecteur du dharma. Le 5ème Dalaï Lama a alors composé la première prière dédiée à la déité et a aidé à fonder le premier temple de cette déité à Lhassa, appelé Trode Khangsar, et a mis sous la protection de Dordjé Shougdèn des monastères comme celui de Nyanang Phelgye Ling et de Chong-gye Riwo Chœling. Ces monastères hébergent encore aujourd'hui la sainte image de Dordjé Shougdèn qu'ils ont reçue du 5ème Dalaï Lama et continuent avec les prières de la déité composée par le grand 5ème Dalaï Lama.

Cependant, à cause de ces malheureuses mauvaises influences, l'actuel S.S. le Dalaï Lama tente de donner vie à un problème qui a été inexistant pendant les derniers 300 ans. Beaucoup d'observateurs trouvent regrettable que cela se produise au Tibet, qui traverse une période extrêmement pénible de son histoire, ayant suffisamment de réels problèmes à résoudre sur le plan humain.

C'est l'actuel S.S le Dalaï Lama qui a démarré ce conflit et il peut également y mettre fin à tout moment, s'il le souhaite. Jusqu'à présent, S.S. le Dalaï-Lama n'a rien fait pour régler le différend, au lieu de cela, il a fait en sorte qu'il s'intensifie, comme si l'anéantissement de Dordjé Shougdèn était devenu l'objectif le plus important à poursuivre dans sa vie.
Nous, Tibétains exilés, sommes tributaires des bonnes grâces et du soutien de l'Occident, comme beaucoup d'autres personnes dans le monde. Si donc les médias occidentaux reconnaissaient et signalaient avec justesse le comportement actuel du gouvernement tibétain en exil, des changements arriveraient certainement dans ce gouvernement, et cela permettrait d'améliorer cette situation embarrassante.

Un dirigeant politique

dalai lamaDalaï Lama

L'hypocrisie

Suivez l'histoire de 30 ans de campagne politique du Dalaï Lama, visant à détruire une tradition vieille de plusieurs siècles, qui lui a été enseignée par son propre guide spirituel, ainsi que les efforts des personnes qu'il persécute parce qu'elles essaient de l'arrêter :

En résumé

La position du Dalaï Lama

Pourquoi ces événements ?

Mesures pour rétablir la liberté religieuse

Analyse de la situation

Preuves à l'appui

Les persécutions en 2008

Sites en lien

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