Dordjé Shougdèn

Le Bouddha de la Sagesse, protecteur de la tradition de Djé Tsongkhapa

Les récents « bâtons de votes » et un appel à l’aide

 

Les bâtons de vote

 

« Ceux qui ne veulent pas partager de relation spirituelle et matérielle avec les disciples de Dholgyal doivent prendre un bâton de vote jaune. Ceux qui continuent le culte de Dordjé Shougdèn et ceux qui veulent avoir des rapports avec eux, sur le plan spirituel et/ou matériel, ont besoin de recevoir des explications pour choisir le bâtonnet rouge, lors du vote. Le référendum était réparti entre les établissements monastiques Guéloug dans la colonie tibétaine du sud de l’Inde, y compris Sera, Drepoung et Gandèn. En tant que tel le vote a eu lieu les 26 et 27 janvier et le 9 février 2008.


Réponse aux bâtons de votes : « De nombreux moines dans le sud de l’Inde, bien qu’ils ne soient pas des fidèles de Shougdèn, ont exprimé entre eux leur inquiétude sur la disharmonie, le schisme et la tension dans le monastère qui ont résultés du référendum par les bâtons de vote. Ils ne sont pas contents de ce moment sans précédant, qui est très ravageur. Mais que peuvent-ils faire. Que vous soyez d’accord ou non, que vous l’aimiez ou non, vous devez suivre les paroles du Dalai Lama et du gouvernement tibétain en exil, sinon vous aurez des ennuis ».


Dans un discours tenu le 12 janvier 2008 à Mundgod, SS le Dalai Lama a annoncé qu’il a l’intention de procéder à d’autres votes pour décider si dans le futur il serait permis de vénérer le protecteur du dharma Dordjé Shougdèn et si dans le futur, les tibétains pourraient maintenir des relations spirituelles ou matérielles avec quiconque vénère toujours cette déité.

 

Pourquoi ceci est érroné et un appel à l’aide

Nous déclarons par conséquent ici que les fidèles du protecteur du dharma Dordjé Shougdèn ne sont pas d’accord avec de tels procédés et n’ont aucun désir de participer à aucune de ces activités pour les raisons suivantes :


1. L’action du gouvernement en exil, tel qu’annoncé par SS le Dalai Lama, n’est pas une procédure honnête. En raison de nombreuses années de menace et de pression constantes, la formation de ce qui est maintenant minorité et majorité est prédéterminée.


2. Les procédures envisagées sont en complète contradiction avec tout système démocratique. Cette action est réclamée par une seule partie, sans aucun dialogue avec l’autre partie et sans aucun accord mutuel.

3. Les procédures envisagées suivent une manière que nous tibétains appelons : « Prendre une décision d’un seul coup d’épée ». Une seule personne décide pour des centaines, utilisant le pouvoir, sans aucune discussion préliminaire avec les personnes concernées. Par conséquent, ces procédures envisagées sont non seulement en contradiction avec tout système fondamental démocratique, mais sont au mépris des droits humains fondamentaux de liberté de parole.


4. Si le gouvernement en exil voulait sincèrement montrer la nature démocratique de sa politique, alors pourquoi jusqu’à maintenant n’y a-t-il jamais eu de demande d’un accord majoritaire par l’utilisation des bâton de vote pour toutes les nominations effectuées par le pouvoir du sceau de SS le Dalai Lama, au niveau religieux aussi bien que politique ? Par conséquent, à ce moment, les procédures d’urgence envisagées ne peuvent être comprises que comme prétentieuses mais en aucune manière acceptables.


5. Depuis la fondation de la tradition renommée du Glorieux Mont Geden, ou guéloug, par le maître omniscient Djé Tsongkhapa, diverses situations favorables et défavorables se sont produites. Cependant une division de la sangha sacrée, la communauté monastique, sous prétexte de vote sur un sujet tel que la vénération d’une déité protectrice, ne s’est jamais produite. C’est donc inapproprié.


6. Personne n'a l'autorité de détruite la communauté guéloug en semant la zizanie au sujet de la vénération ou la non vénération d’un protecteur. Le gouvernement en exil n’a jamais vu aucun besoin d’un accord majoritaire sur la question de savoir s’il était loisible aux tibétains d’avoir des relations spirituelles ou matérielles avec la Chine. Ceci étant le cas, rechercher un accord majoritaire au sein de la communauté guéloug sur l'interdiction des relations spirituelles et matérielles avec les fidèles de Dordjé Shougdèn n’a aucune signification.


7. Le gouvernement en exil fait beaucoup d’efforts pour proclamer au monde entier sa décision de demeurer « au sein de la grande famille de la Chine », en abandonnant l’indépendance tibétaine. Quel sens y a-t-il alors à cette pression au sein de la famille spirituelle de la tradition guéloug, les enfants de notre plus vénérable père fondateur Djé Tsongkhapa, dans ce vote avec des bâtons en bois, pour vivre ou non ensemble, partager les ressources spirituelles et matérielles avec les fidèles de Dordjé Shougdèn ? Cela contredit toutes les règles et systèmes et défie la loi fondamentale du karma et de l’effet.


8. Nous sommes profondément attristés par la volonté politique du gouvernement en exil qui, sous prétexte de religion, abusent les différents membres de la tradition guéloug et tentent de diviser la tradition afin de la rendre totalement inefficace


9. Le vote avec les bâtons en plus d’une élection n’a aucun sens. En particulier, lors de cet événement tous les juges sont ministres, députés et officiers régionaux du gouvernement en exil, et ce sont des laïcs. C’est contraire aux lois du Vinaya de nommer de tels fonctionnaires pour la sangha, que ce soit de manière directe ou indirecte. C’est ce type de mélange de religion et de politique dans les actions du gouvernement en exil qui trompe et apporte la confusion au sein de notre peuple.


10. Les ministres du cabinet, menés par Samdong Lama, quelques représentants locaux du gouvernement en exil et des députés ont informés les dignitaires du monastère de Drépoung le 19 décembre 2007, qu’au cas où le vote prévu produirait des problèmes légaux, des oppositions violentes ou des dégâts, le gouvernement en exil paierait tous les frais. En constatant cela, il est clair qu’à part nous identifier à un ennemi appartenant à une race différente, il n’y a pas la moindre reconnaissance que nous appartenons au même peuple tibétain. Par conséquent comment le gouvernement en exil peut-il avoir le droit de nous imposer des décisions ? Comment peuvent-ils justifier l’usage de ressources financières appartenant au peuple tibétain pour couper les têtes de notre propre peuple ? Tant que ces questions ne seront pas clarifiées, il nous est impossible de participer à aucune des procédures prévues.


11. Avant d’annoncer ces procédures d’un accord majoritaire dans les monastères, écoles et diverses organisations, il a été avancé que continuer de vénérer le protecteur Shougdèn est considéré comme un acte criminel. De nombreuses personnes ont été expulsées de chez elles, alors qu’elles sont dans le même état de réfugiés, les obligeant ainsi à devenir double réfugiés. Et lorsqu’elles n’ont plus où aller, qu’elles doivent errer d’un pays à un autre, comment les responsables peuvent-ils supporter leurs souffrances physiques et mentales pendant une seule journée ? Même si ces victimes ne pourront pas être dédommagées de leurs pertes, à moins d'une annonce générale de leur réadmission dans leurs groupes et organisations respectifs, il n’y a aucun moyen d’accepter ces procédures d’accord majoritaire.


12. Sa Sainteté a dit de nombreuses fois : « Ce que j'ai commencé, je vais le terminer ». Il n’y a donc clairement aucun besoin d’un vote, par ailleurs, il n’y a aucun accord de notre côté. Nous ne pouvons que constater notre consternation devant la poursuite délibérée de telles activités politico-religieuses du gouvernement en exil, qui provoquent des conflits insensés et des troubles dans le peuple, ne causant que de la douleur aux amis du Tibet et la joie de ses ennemis.


13. De nombreuses fois, sans aucune mauvaise intention contre quiconque, nous avons demandé à être autorisés à vénérer notre propre déité. Mais nous n’avons jamais demandé à personne de vénérer notre déité. Par conséquent un tel vote n’a pas de sens. Par exemple si une personne appelée Lobsang vénère le protecteur Shougdèn, cela ne fera pas de mal à une personne appelée Tenzin. De même si une personne appelée Tenzin vénère le protecteur Néchoung (le protecteur d’état du Tibet), cela ne nuira pas à une personne appelée Lobsang, autrement la loi du karma serait faillible car alors une personne éprouverait le résultat karmique d’une cause qui n’a jamais été accumulée. Ne pas connaître un point élémentaire de la philosophie bouddhiste comme celui-ci est impossible parmi les grands érudits de la logique de notre tradition Guèden. Cependant en raison du statut suprême et du pouvoir de l’orateur, il n’y a aucune possibilité de ne serait-ce que murmurer une vue différente. En résultat de nombreuses situations étranges se sont produites : certaines personnes ont dû signer cinq fois, d’autres ont dû jurer trois fois, cependant la promesse dans le cœur d’une personne, qui ne peut être effacée sous le prétexte d’une signature et de serments, est le témoin de la vérité. A partir de son expérience au cours de nombreuses années, l'organisation caritative des pratiquants de Dordjé Shougdèn affirme comprendre pleinement ces situations désespérées, sans ressentiment ni frustration ni aucune autre pensée négative.


14. Notre vénération de ce protecteur du dharma est en tout point (au début, au milieu et à la fin) exclusivement une pratique du dharma et n’a aucune relation avec des intentions politiques d’aucune sorte. C’est une allégation sans base, injuste et malintentionnée contre nous, de nous accuser de mettre en danger la vie de Sa Sainteté, ou de nous accuser de liens politiques avec la Chine. Au cours de toutes ces nombreuses années depuis que nous sommes arrivés en Inde, de telles histoires ont été utilisées par le gouvernement en exil pour duper le gouvernement indien, le peuple tibétain et beaucoup d’autres dans le monde. Quiconque semblait indésirable au gouvernement en exil était harcelé de telles allégations. Ainsi beaucoup de personnes capables, qualifiées et expérimentées ont été ruinées, c’est un fait à ne pas oublier. Mais les temps changent et c’est le moment pour le gouvernement en exil de se rendre compte des conséquences et des limites de son pouvoir. Du côté de notre peuple, nous assumons toute la responsabilité d’affirmer avec une conscience totalement claire, que nous ne mettons d’aucune manière en danger la précieuse vie de Sa Sainteté, et que nous n’avons pas et n’entretenons pas de connexions politiques directes ou indirectes avec la Chine. Cela nous l’avons clairement affirmé dans le passé et nous le confirmons à nouveau ici aujourd’hui (nous demandons à toute personne honnête, impartiale, et sincère d’en être témoin) et nous faisons appel à la compréhension, mais nous ne pouvons participer à aucune procédure du gouvernement en exil, tant que de telles allégations injustes n’auront pas cessé.


15. En joignant humblement nos mains, nous faisons appel à Sa Sainteté le Dalai Lama, s’il lui plait, de nous accorder son assistance, sa protection et ses bénédictions pour nous permettre de connaître en toute sincérité la liberté de notre propre foi religieuse, le droit humain fondamental de la liberté de parole, et au nom de la démocratie, qu’aucun fidèle de Dordjé Shougdèn n’ait à souffrir d’être expulsé de chez lui.


16. Le point final qui devrait être gardé à l’esprit par tout notre propre peuple : Cette grande nation qu’est l’Inde, où nous vivons, est un vrai pays démocratique qui protège des droits fondamentaux les plus importants que la race humaine mérite, tels que la liberté de la foi et la liberté de parole. Nous devrions en être tous bien conscients et être reconnaissants de cette bonté incommensurable de nous permettre de vivre ici jusqu’à maintenant en paix et en sécurité. Tout en étant conscient de cette situation, nous sommes aussi confiants dans notre croyance ferme que le gouvernement et le peuple indien nous accorde une attention et une protection sans fin. Avec une amitié sincère pour le peuple indien, dans le respect de la loi, et envers tous les frères et sœurs appartenant à notre bien-aimé pays de neiges, le Tibet, sans causer aucun trouble, sans aucune rancune, sans se plaindre d’aucun grief, sans aucune réclamation, sans contribuer à aucune disharmonie, nous devrions demeurer ensemble d’une manière noble, amicale et digne, même s’il n’est pas possible de nous mélanger comme du lait dans de l’eau. De même que chaque fidèle de Dordjé Shougdèn, où qu’il soit dans le monde, puisse apporter soutien mutuel et assistance. Notre peuple doit avoir une connaissance profonde des lois et des règles du pays dans lequel il vit, et mener une vie en complet accord avec lui. A partir de maintenant et dans le futur, si nous sommes traités avec les mêmes mauvais égards et la même brutalité, puissent les fidèles de Dordjé Shougdèn demeurant dans toutes les parties du monde et toute personne honnête et bonne, comprendre qu’il nous est difficile de devenir double réfugiés et ainsi écouter notre appel à l’aide désespéré.


Un dirigeant politique

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L'hypocrisie

Suivez l'histoire de 30 ans de campagne politique du Dalaï Lama, visant à détruire une tradition vieille de plusieurs siècles, qui lui a été enseignée par son propre guide spirituel, ainsi que les efforts des personnes qu'il persécute parce qu'elles essaient de l'arrêter :

En résumé

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Analyse de la situation

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